Robe solaire et robe lunaire

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Deux soeurs… L’une se pare d’une robe fluide rouge coquelicot, légère et pétillante quand l’autre danse en rouge bourgogne dans une robe plus structurée et nocturne.

C’est la rencontre d’une robe solaire et d’une robe lunaire.

Cette image n’est-elle pas d’un mysticisme enchanteur ?  🙂

Quoiqu’il en soit ces deux robes Burda ont marqué le début de mon envolée couturesque puisqu’elles ont été mes premières réalisations, dignes de ce nom ! Pouvais-je mieux leur rendre hommage qu’en les comparant à la lune et au soleil ?  😛

Robe Pom Robe Burda1

Il y a quelques années, alors que je m’essayais tout juste à la couture, j’ai décidé, à l’occasion du mariage de ma cousine, de me lancer le défi de coudre une robe pour ma soeur et une robe pour moi.

Je me suis alors tournée vers mon « professeur » préféré : BURDA.

Et oui, Burda est celui qui m’a le plus appris en couture. Pourtant, maintenant que je suis allée voir ailleurs, je m’aperçois combien Burda peut être compliqué, confus et peu accessible.

La robe solaire

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Cette robe, issue du magazine Burda de juin 2013, robe 128, se constitue en fait d’une superposition de deux robes.

La première, cousue dans une mousseline de polyester coquelicot, présente un joli col bénitier que j’ai rajouté au patron et la deuxième, toute simple, confectionnée dans un jersey de la même couleur, fait office de doublure.

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La robe lunaire

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Issue du patron pochette Burda 7388 (disponible ici, alors qu’il était introuvable depuis quelques temps!!), la robe lunaire quant à elle, présente des points techniques beaucoup plus complexes :

  • une encolure coeur
  • des découpes princesses
  • un haut thermocollé et doublé
  • une jupe froncée
  • une fermeture éclair invisible
  • une finition au biais pour l’ourlet

Autant de points délicats qui m’ont donné du fil a retorde à l’époque mais qui constitue également un apprentissage complet !

D’ailleurs, peut-être devrais-je dire que j’ai réellement commencé à apprendre à coudre avec cette robe ! De fait, je l’aime encore plus plus plus ! 🙂

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Et vous, ressentez-vous cette aura lunaire ou solaire qui enveloppe ces deux robes ? :p

Aux couturières, vous souvenez-vous de vos premiers projets couture ? Y’a-t-il un projet en particulier qui vous a le plus appris ?

Dans l’attente de vous lire, je vous dit à bientôt 🙂 !

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La robe aquarelle ou l’histoire d’un tissu

Robe plis

Ce tissu c’est l’histoire de plusieurs coups de cœur : celui d’un motif, celui d’une personne et celui d’un métier. Rien que ça !

C’était il y a … Hum 3 ans déjà. Dans le cadre de mes études, j’effectuais un stage chez Claudine, une créatrice de robes de mariée aujourd’hui devenue une amie. Je suis tombée là un peu par hasard et avec le recul, je pense que ça a marqué mon petit parcours de vie.

J’étais déjà passionnée par la couture mais je n’envisageais pas vraiment d’en faire un métier. Puis, il y a eu ce stage et Claudine.

robe aquarelle

C’est grâce à elle que j’ai commencé à songer faire une formation couture car la voir travailler ses tissus, couper ses patrons, conseiller ses clientes et le tout avec autant de passion m’a fait tomber amoureuse de ce métier. J’y trouvais le sens que je voudrais pouvoir donner à mon travail, le savoir-faire que je veux acquérir pleinement et le partage humain auquel j’aimerais être confrontée.

Les rencontres peuvent vraiment changer les choses. Et cette rencontre là m’a permise d’envisager la vie différemment, elle m’a permise d’oser emprunter un autre chemin, plus fleuri, plus pétillant même si moins linéaire…

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Ce tissu avec ses fleurs esquissées, ses couleurs vives et pleines d’espoirs a été le petit point final de cette aventure. Claudine l’avait dans son stock personnel et j’avais littéralement craqué dessus alors elle me l’a offert 🙂 !

Je le trouve tellement beau (lui et son histoire) que j’ai pris un temps fou à oser couper dedans. Pourtant, il me faisait très souvent de l’œil, mais je n’arrivais pas à me décider une bonne fois pour toutes.

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Et puis, de façon complètement impulsive, j’ai décidé de faire cette robe. Mais en fait, c’est la première idée que j’avais eu en le voyant.

Pour le haut de la robe, vous reconnaissez peut-être le patron maison du crop top qui devait impérativement avoir sa version robe (et ce ne sera pas la dernière hihi) !

Robe

Quant au bas, j’ai plus longuement hésité, ne sachant pas si je devais opter pour des plis plats, des fronces ou encore des plis creux. Finalement, mon choix s’est porté vers 4 plis creux, dans le prolongement des découpes du haut, qui ajoutent juste ce qu’il faut de volume.

Et je ne regrette rien, j’adore ce genre de robes à la coupe un peu vintage et new look, qui donne un style ingénu, féminin et une jolie silhouette sablier

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Avec ce tissu, je trouve que cette robe est une ode à la joie à elle toute seule, pétillante, fraîche et féminine, elle donne envie de sourire et ça fait du bien, non ? 🙂

Et vous, avez-vous vos tissus « pépites » qui dorment depuis trop longtemps ?

En attendant de vous lire, je vous dis à très bientôt 🙂

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L’océan en tissu et le cliché de la marinière

robe en jersey motif marinière

Sentez-vous ce doux air iodé qui émane de cette robe marinière ? Et voyez-vous cette élégance décontractée légèrement embourgeoisée de bord de mer ? C’est « cliché » me direz-vous et avec l’accent anglais tant qu’à faire :p ! Mais moi j’aime bien les clichés. 🙂

C’est vrai après tout, pourquoi les stéréotypes ou les clichés ont-ils souvent une connotation péjorative ? Un cliché a forcément une origine et je trouve parfois sympa de perpétuer la tradition d’une image (quand elle est à tendance positive bien sûr) !

Robe marinière en jersey

Alors, qu’en est-il de l’histoire de la marinière ?

On le sait tous, la marinière vient de la marine nationale, mais ce que qu’on ignore peut-être plus c’est qu’elle servait de sous-vêtement aux matelots qui la portaient donc sous leurs uniformes. Initialement appelé le « tricot rayé », ce sous-vêtement confectionné en jersey offrait un véritable confort, indispensable pour vivre en mer !

Puis, ce motif a été repris par les grands noms de la haute couture  comme Gabrielle Chanel, Yves Saint Laurent ou encore Jean-Paul Gauthier, qui en a fait sa marque de fabrique.

La tenue de travail des matelots a alors été merveilleusement bien détournée pour vite devenir le must-have de nombreuses femmes.

Détail robe marinière

La naissance d’une image

C’est ainsi que cette pièce est devenue un incontournable de la mode dont le motif, intemporel et indémodable, est souvent rattaché à l’élégance française.

Et c’est également ainsi qu’une image est née : celle de l’océan en tissu, de l’air iodé en ville et de l’élégance en bord de mer, tout en dérapant parfois vers l’image d’une certaine bourgeoisie et des parisiens en Bretagne (là c’est du cliché bof bof ^^)!

Bref, le motif marinière détourné en tenue subtilement décontractée c’est vu et revu et donc un peu « cliché » mais je suis preneuse quand même !

Robe marinière en jersey

Ma version du cliché

Alors voici ma robe marinière, 100% air marin et fleur de sel, cousue dans deux jersey très confortables pour respecter la tradition.

Je m’y sens bien puisqu’elle possède tous les fameux atouts de la petite robe stretch et je trouve qu’elle a ce « je-ne-sais-quoi » à la française !

Et avec une petite laine c’est pas mal aussi, bah oui qui dit air iodé, dit petite brise rafraichissante. 🙂

Robe stretch en jersey

Voilà donc un projet sans prise de tête, un patron maison plus qu’approuvé et un cliché apprécié et assumé 🙂

De votre côté, que pensez-vous de ce fameux motif « marinière » ? Ne vous donne-t-il pas envie de déguster des huitres avec un petit verre de vin blanc ? :p

Look robe marinère en jersey